Juillet 2004 Lyon, ville des entrepreneurs: la flamme est allumée!
Le Salon des entrepreneurs, qui se déroulait mi-juin au Palais des Congrès de Lyon a eu un succès phénoménal et inattendu. Les visiteurs étaient soit des dirigeants venus "sentir" les tendances et les nouvelles offres de service mais le plus souvent des candidats à la reprise ou à la création d'entreprise. Il en a été de même pour notre Business Club du 3 juin 2004 qui a réuni plus de 200 chefs d'entreprises sur un mode festif et détendu.
En parallèle, les statistiques de création de société, qui étaient historiques en 2003, à la fois sur le plan national (200 000 créations pour l'année 2003)) et sur le plan régional (Lyon est l'une des trois villes les plus dynamiques de France sur ce plan-là), sont encore meilleures pour les quatre premiers mois de l'année 2004.
Le phénomène est encore plus palpable dans la vie de tous les jours. Qui n'a pas dans son entourage un cousin, un ami ou une relation qui vient de "se lancer à son compte" depuis une dizaine de mois, soit en quittant son emploi après avoir mûri son projet pendant quelques temps, soit en créant son propre emploi alors que le marché lui était plus ou moins hostile (recherche d'emploi difficile, voire totalement infructueuse pour des raisons d'âge, de formation ou de secteur d'activité)?
La grande nouveauté réside dans le fait que ces nouveaux créateurs n'apparaissent plus aux yeux des Français comme des extra-terrestres, des risque-tout ou des originaux. Les derniers sondages le démontrent: nos concitoyens aiment désormais ce créateur d'entreprise qui a le courage de "se lancer", ont de la sympathie pour lui et rêvent en grande majorité de "créer leur boîte" un jour ou l'autre, afin d'acquérir une plus grande liberté. Encore quelques années et le mythe du "patron-salaud" aura définitivement vécu!
Il faut dire pour terminer que la décision finale de se mettre à son compte nécessite à la fois la présence d'un petit grain de folie au départ (si l'on se met à penser surtout aux risques et aux problèmes, on ne fait rien dans la plupart des cas) et la prise de conscience que l'on va changer de style de vie: finis les horaires officiels et réguliers, les nuits toujours calmes et sans soucis, les cinq ou six semaines de vacances et les "j'en parlerai à mon chef". Une chose est sûre: le créateur n'aura que ce qu'il méritera, selon son talent, son organisation et sa capacité de travail.
Mais croire en soi, foncer et tout donner, c'est déjà un beau projet de vie, non?
Très bon été à toutes et à tous.
Stéphane QUIN
stephane.quin@berthelotentreprises.com |